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Dénoncer les crimes économiques

Comme vous le savez, une des premières campagnes menées sur notre plateforme citoyenne I-boycott.org rappelait à l’entreprise H&M les engagements pris auprès de ses partenaires pour garantir une implication plus forte du Groupe en matière de sécurité des travailleurs.

La signature desdits accords intervenait après le drame du "Rana Plaza"qui avait coûté la vie à 1138 personnes. I-Boycott n’est ni la première ni la seule organisation à dénoncer les conditions de travail catastrophiques qui avaient cours dans ces usines et qui sont toujours d'actualité dans beaucoup d'autres.

Sherpa tient le flambeau depuis octobre 2015. Créée en 2001, cette association loi 1901 a pour but de dénoncer les crimes économiques dont sont victimes les populations.

Mettre en pratique, contrôler et faire appliquer les belles idées de l’ONU

Organisée autour d’administrateurs actifs, de quatre salariés, de généreux volontaires ou encore de stagiaires, Sherpa bénéficie également d’un comité d’experts et d’un réseau d’avocats référents dont certains officient en pro bono de manière bénévole. De plus, leur collaboration avec des ONG internationales ou des associations locales leur garantit une efficacité accrue et leur donne une connaissance terrain implacable.

Les missions de Sherpa se structurent autour de la Déclaration du millénaire de l’Organisation des Nations Unies adoptée en 2000 et définissant huit objectifs :

  • Réduire l'extrême pauvreté et la faim 
  • Assurer à tous l'éducation primaire 
  • Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes 
  • Réduire la mortalité infantile 
  • Améliorer la santé maternelle 
  • Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et les autres maladies 
  • Assurer un environnement humain durable et
  • Construire un partenariat mondial pour le développement.

Arrivés à échéance en 2015, ces objectifs ont été revus à la hausse avec les 17 Objectifs de Développement Durable. À chacune et à chacun d’entre nous de se renseigner sur ces déclarations onusiennes afin d’en saisir la teneur positive et surtout d’en comprendre les limites.

Mettre fin aux crimes économiques

À l’heure ou le LuxLeaks a confirmé que les lanceurs d’alertes n’étaient pas une vocation prisée par les instances européennes qui préfèrent fermer les yeux sur l’escroquerie en bande organisée ou y prendre part pour certains (élus, pays ou fonctionnaires ), Sherpa s’attèle à moraliser la vie politique et économique en luttant contre la corruption et les collusions, à travers son action conjointe au sein de la plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaire menée avec :

  • https://france.attac.org
  • http://www.oxfamfrance.org
  • http://ccfd-terresolidaire.org
  • http://www.secours-catholique.org
  • http://www.amisdelaterre.org
  • http://www.anticor.org
  • http://www.cadtm.org
  • http://www.cgt.fr
  • https://www.cfdt.fr
  • http://www.crid.asso.fr
  • http://www.justice-paix.cef.fr
  • http://octfi.org
  • http://www.peuples-solidaires.org
  • http://www.aefjn.org
  • http://www.syndicat-magistrature.org
  • http://solidairesfinancespubliques.fr
  • http://survie.org
  • https://transparency-france.org


Dans un document du 31 mai 2006, la Commission européenne alertait une palanquée d’institutions européennes sur la nécessité de « développer une stratégie coordonnée en vue d'améliorer la lutte contre la fraude fiscale ». 

À quelques mois des cadeaux fiscaux que nos élus s’apprêtaient à faire aux banques pour cause de crises boursière et financière, la mise en perspective laisse un gout amer. Néanmoins ces braves fonctionnaires nommés par nos chefs d’État ou de gouvernement expliquaient alors qu’il était compliqué de faire des estimations, mais que « La littérature économique retient en général que la fraude s'élève à plus ou moins 2 à 2,5% du PIB ». 


Mis à part un sens de la formule émérite, nous constatons qu’aucune politique européenne n’a été mise en place pour permettre aux 28 États membres de l’Union Européenne de se coordonner et se transmettre des informations susceptibles d’identifier les fraudeurs.

Si le FMI et la Banque Mondiale ont calculé précisément les 2 421 milliards d’euros du PIB de la France en 2015 et si on applique la littérature économique de la Commission, on constate un manque à gagner fiscal d’environ 50 milliards d’euros. À titre d’indication, le paiement des intérêts de la dette française atteint près de 50 milliards d’euro depuis près de 10 ans. Gardez donc à l’esprit que l’assainissement des finances françaises, rabâché par l’ensemble des politiques de droite comme de gauche, peut également se traduire par des mesures efficaces en matière de fraude et d’évasion fiscale. Et nous n’investiguerons pas plus ici la fraude à la TVA dont l’estimation irait de 15 à 20 milliards d’euros.

Les combats conduits par Sherpa sont le socle d’un paradigme de société dans laquelle transparence et honnêteté ne sont plus des vains mots employés pour renouveler son mandat.

L’Homme, citoyen ou salarié au centre  du changement

De fait, par son statut de cercle de réflexion, Sherpa pilote des campagnes de plaidoyer directement auprès des acteurs économiques et des pouvoirs publics pour promouvoir une meilleure régulation des activités commerciales et des flux financiers transnationaux. Elle ambitionne également de sensibiliser la société civile via des ateliers pour mettre en garde les citoyens et leur apporter des moyens de combattre la criminalité économique. Enfin, l’assistance juridique pour soutenir les populations victimes couvre tant la négociation que les actions judiciaires.

Si les batailles contre les flux financiers illicites ont été au cœur des actualités avec les condamnations d’Antoine Deltour et Raphaël Halet à respectivement 12 mois de prison avec sursis et 1500 euros d’amende et 9 mois de prison avec sursis et 1000 euros d’amende lors du premier procès (avant que le parquet luxembourgeois ne décide de faire appel de ces décisions rendues à la fin du mois de juin 2016) , Sherpa est toujours active sur le terrain des droits humains.

Cette lutte de bon sens a pris un tournant nouveau le 22 juin 2016 dernier avec l’ouverture du procès en diffamation intenté par Vinci dans l’affaire des chantiers de construction au Qatar. En effet Sherpa demande depuis avril 2015 qu’une enquête soit ouverte à propos des agissements d’une filiale du groupe au Quatar. N’hésitez pas à soutenir Sherpa et à signer leur pétition, si comme I-Boycott vous considérez que les conditions de travail sont un enjeu prépondérant des politiques de Responsabilité Sociale d'Entreprise.

Plus d’informations: https://www.asso-sherpa.org/accueil

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