Amazon : Non à l'optimisation fiscale, oui à de meilleures conditions de travail

Campagne citoyenne de boycott adressée à Amazon - lancée par Mathieu P.

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Descriptif

 Alors qu'Amazon évoque l'idée de faire porter des bracelets à ses salariés afin de "guider" le travailleur dans ses tâches, la Commission européenne exige que l'entreprise restitue 250 millions d'euros d'aides d’État illégales du Luxembourg. 


Cette actualité récente illustre parfaitement les grandes problématiques auquelles Amazon doit faire face afin de devenir une entreprise éthique et responsable. 


Amazon est LE géant du e-commerce. Initialement spécialisé dans la vente de livres en ligne, l'entreprise américaine s'est diversifiée et propose de nos jours plus de 300 millions de références.  Avec un chiffre d'affaires de 178 milliards de dollars et un bénéfice net 3 de milliards de dollars en 2017, Amazon affiche une croissance d'environ 30% par an. Grâce à ces chiffres qui donnent le tournis, cela place Jeff Bezos homme le plus riche du monde, avec une fortune estimée à 90 milliards de dollars.


Cette "sucess-story" à l'américaine est néanmoins entachée par des conditions de travail inquiétantes sur le sol français et des pratiques fiscales douteuses sur le territoire européen.

En mai 2018, le cabinet Syndex publie, à la demande du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, un dossier de plus de 200 pages sur les risques psychosociaux liés aux tâches effectuées dans l’entrepôt logistique de Montélimar, une des cinq plateformes de stockage d’Amazon en France. Les résultats sont alarmants.

 Morceaux choisis :

  •  74% des répondants déclarent ressentir des douleurs physiques qu’ils pensent dues à leur travail. 
  •  70% des salariés ont déclaré être en état de stress au travail  ( contre 25% au niveau national ).
  •  Un tiers des employés et 71% des cadres déclarent souffrir d’insomnies,  et un quart des répondants déclarent qu’il leur arrive de pleurer à cause de leur travail.
  • Un statut particulièrement précaire pour les salariés ( 1200 intérimaires pour 350 CDI en fin d'année dans le centre de Montélimar ) 

Selon des témoignages recueillis dans cette étude, les règles de sécurité sont même bafouées durant des périodes tendues, comme le "rush" de Noël, avec l'aval des managers ( port de palettes seul,...)
Autre témoignage, de la part d'un salarié de l'entrepôt de Saran, le plus grand de France. Selon ce dernier, les pauses-pipi sont minutées, les employés trop bavards sont rappelés à l'ordre, la durée des pauses frôlent l'illégalité ( un employé évoque 15 minutes de pause au lieu des 20 minutes réglementaires...

Notre dernier exemple qui illustre ces conditions de travail problématiques nous vient de Jean-Baptiste Malet, journaliste (Le Monde diplomatique, l'Humanité,...), qui s'est fait engagé chez Amazon pour prendre conscience de la situation. Fouilles à la fin du service pour s'assurer que rien n'a été volé, attente interminable devant la pointeuse, 20 kilomètres de marche par session de travail... Des travailleurs traités comme des "poulets de batterie" selon ses mots. Ce dernier a d'ailleurs sorti un livre sur son expérience, "En Amazonie".

Malheureusement, ce n'est pas qu'au niveau social que Amazon a des efforts à faire, mais également au niveau fiscal !

Malgré les chiffres records annoncés plus haut, Amazon pratique l'évasion et l'optimisation fiscale. Illégale pour la première, immorale pour la seconde, ces pratiques empêchent Amazon de participer aux dépenses sociales, mais également de fonctionnement, des pays dans lesquelles Amazon est implanté.

La société a acquis tellement d'expérience dans ce domaine depuis sa création qu'à ce jour, il est difficile de chiffrer le manque à gagner. Il s'élève néanmoins à plusieurs centaines de millions d'euros.


Les chiffres clés : 

  • 196 millions d'euros de redressement toujours réclamés par le fisc français pour la période 2006-2010.
  • 250 millions d'euros d'avantages illégaux, selon Bruxelles, à rembourser au Luxembourg pour la prériode 2006-2014. 
  • 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires déclaré en France en 2015.


Pour résumer, ce que nous reprochons à Amazon :

  • Des conditions de travail difficiles, stressantes et pénibles ainsi qu'une surveillance quasi orwellienne des salariés
  • Une évasion fiscale de grande ampleur


Nos revendications sont les suivantes :

Au niveau salarial :

  • Un strict respect des consignes de sécurité légales et interne, même en période de "rush"
  • L'arrêt des pratiques managériales qui consiste à "fliquer" le salarié en comptabilisant ses pauses aux toilettes, à le fouiller au corps à la fin de son service ( de simples portiques suffisent) et l'abandon du potentiel projet de bracelet
  • Des mesures permettant de réduire significativement le nombre de salariés se plaignant de douleurs physiques ( investissement dans la du médecine de travail, acquisition de matériel d'aide à la portée,...)

Au niveau fiscal : 

  • Un arrêt immédiat de l'évasion fiscale
  • Le paiement des sommes dues pour les années précédentes
  • Une transparence totale au niveau des résultats financiers d'Amazon en France et en Europe. 





 

Réponse de l'entreprise

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