Intermarché : Ne vous fournissez plus à la Ferme-Usine des 1000 Veaux !

Campagne citoyenne de boycott adressée à Les Mousquetaires Intermarché - lancée par l'association L-PEA

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  • Recueil de participantsLancée le 2017-03-07
  • 1er droit de réponseCommuniqué le 2017-03-13
  • Vote des boycottants
    Réponse reçue le 2018-09-20L'entreprise a répondu
    Il reste 4 days pour voter
  • Campagne réussie
L'entreprise a réagi à cette campagne de boycott.



Si la réponse leur convient, les boycottants ont la possibilité de lever leur boycott.
Peuvent voter les utilisateurs dont la date de boycott précède la réception de la réponse de l'entreprise.

Descriptif

Le projet de Ferme-Usine des 1000 Veaux, situé sur le département de la Creuse, prévoit, à terme, d’entasser 1000 veaux dans de grands hangars pour les engraisser de manière intensive, en mode « hors-sol ».  

  • Les animaux sont gavés à base de composés industriels, un mélange de céréales et de paille, alimentation extrêmement riche et contre nature pour un ruminant.  
  • Regroupés à 15 ou 16 au sein de cases de 57 m2, ils ne disposent que de 3 m2 d’espace vital chacun. Moins de la surface d’un monte-malade d’hôpital ! 
  • Le confinement d’animaux issus de différentes exploitations suppose une utilisation massive d’antibiotiques. Ceux-ci se retrouvent ensuite dans la viande, augmentant ainsi l’exposition des consommateurs au phénomène d’antibiorésistance, problème majeur de santé publique.  
  • Les veaux sont abattus à plus de 500 km du département. Ils sont égorgés en pleine souffrance, c’est-à-dire sans étourdissement préalable, à raison de 20 à 25 veaux par semaine.  
  • La viande est destinée à l’export (marché sud-méditerranéen), mais une partie est reversée dans le circuit français, notamment pour la production de viande bon marché, sans aucune mention des modes d’élevage et d’abattage. 
  • La seule rentabilité de ce projet se situe dans la production d’électricité (photovoltaïque) et de gaz (méthanisation). L’élevage devient un sous-produit.  
  • Loin d’être exemplaire, la Ferme-Usine des 1000 Veaux fait l’objet de plusieurs procédures juridiques, dont une procédure pénale pour « prises illégales d’intérêts ». Son ouverture a été suspendue en juillet 2015, sur décision du Tribunal Administratif, confirmée par le Conseil d’État.  

En décembre 2016, Ségolène Royal et Manuel Valls (la veille de sa démission) ont signé un décret qui légitime les fermes-usines de bovins et permet l’ouverture de centres d’engraissement de 800 taurillons et veaux de boucherie ou encore de 400 vaches laitières, sans étude d’impact ni enquête publique. 

Ce décret, d’une incroyable maladresse, permet le contournement des décisions de justice obtenues à l’encontre de la Ferme-Usine des 1000 Veaux. L-PEA a attaqué ce décret, conjointement avec les associations L214 et Animal Cross. La procédure est en cours. 

Des célébrités se sont engagées à nos côtés contre l’Usine des 1000 Veaux (Corinne Touzet, Michel Drucker, Liane Foly, Bruno Solo…) : http://www.stop-usine-1000veaux.com/ils-disent-stop

Intermarché met en avant « L’Amour des produits de qualité » et « Des produits Responsables ». La publicité consacrée à sa filière viande suggère le respect du bien-être animal, avec des animaux élevés au pré : https://www.youtube.com/watch?v=wWpw-kNvcUk

Par ailleurs, l’enseigne vient d’annoncer son engagement en faveur des poules pondeuses, avec l’arrêt de la commercialisation des œufs de batterie à l’horizon 2025. Pourquoi ne pas aller plus loin et renoncer à la commercialisation de taurillons (jeunes bovins) élevés en batterie ?  

En effet, Intermarché (via sa filiale viande, la SVA Jean Rozé) est actionnaire et client exclusif de la Ferme-Usine des 1000 Veaux, depuis juillet 2015. Ce contrat remet en cause l’éthique du Groupe ! 

Nous demandons à Intermarché de respecter ces valeurs responsables qu'elle porte depuis 2003 en cessant de se fournir dans ces conditions à la Ferme-Usine des 1000 veaux. Tant que l’enseigne maintient ce contrat, nous clients responsables, boycotterons Intermarché. 

PS : L-PEA se nommait précédemment OEDA.  

Réponse de l'entreprise

L'entreprise concernée a réagi à votre appel au boycott, ses réponses sont reproduites ci-dessous.

2018-09-20

Message de l'entreprise

MESSAGE DE L’ENTREPRISE

Bonjour à toutes et à tous,

Suite à la publication sur votre site d’une campagne lancée initialement par l’association L-PEA, vous trouverez ici des précisions concernant la Ferme de Saint-Martial.

Située à la limite de la Creuse et de la Corrèze et ouverte depuis mai 2016, la Ferme de Saint-Martial est un atelier d’élevage de jeunes bovins. A l’origine du projet se trouve un collectif de 50 exploitations locales, qui représentent 80 éleveuses et éleveurs creusois et corréziens essentiellement de races à viande limousine voire charolaise.

En effet, la configuration des exploitations dans cette région ne permet pas économiquement d’élever des jeunes bovins individuellement et cette solution mutualisée s’est naturellement imposée afin de conserver l’activité localement, contrairement à d’autres éleveurs contraints d’envoyer leurs bêtes dans des centres d’engraissement situés à l’étranger.

La Ferme de Saint-Martial participe à la constitution d’un cercle vertueux. En relocalisant sur place des activités d’élevage auparavant réalisées en Italie, elle redonne du dynamisme économique à des territoires ruraux généralement en déclin et des perspectives d’avenir à des agriculteurs qui entendent bien pérenniser leur activité sur l’ensemble de la chaîne de valeur.

Cette démarche qui amène leurs jeunes bovins à maturité sur place, dans un cadre durable, est garant de la bientraitance des animaux et respectueux de l’environnement.

En outre, toutes les pratiques d’élevage mises en œuvre à la Ferme de Saint-Martial sont conformes à la réglementation existante et contrôlées régulièrement par les services vétérinaires.

Nous avons été séduits par cette initiative dès son origine parce que portée par des éleveurs locaux, au service de l’économie locale et de la pérennité d’une activité agricole qui nous est chère. Cela, parce que nous sommes acteurs et promoteurs de la proximité et de la vitalité économique des territoires et que cette vision de l’économie, au service des communautés humaines locales, est la nôtre.

La journée portes ouvertes organisée par les éleveurs de la Ferme de Saint Martial l’été dernier et qui avait réuni plus de 2000 personnes nous semble être la meilleure preuve de la pertinence de ce projet collectif.

Engagements et actions

ENGAGEMENTS ET ACTIONS

En ce qui concerne les conditions d’élevage, les animaux proviennent d’exploitations locales situées à moins de 50 km. Le bâtiment de 1 980 m2, accueille aujourd’hui 400 jeunes bovins. Il garantit une ventilation optimale ainsi qu’un éclairage et une luminosité adaptés au confort des animaux. L’autorisation d’une extension à 800 jeunes bovins suit l’évolution réglementaire et permettra à la Ferme de trouver son équilibre économique.

Les jeunes bovins sont une douzaine au maximum par subdivision. Ils peuvent ainsi se coucher, bouger, manger et dormir en toute tranquillité, dans une surface moyenne de 4,20 m2 par animal (aire de couchage supérieure à la norme européenne). Autant que possible, les jeunes bovins arrivant des différentes fermes sont laissés ensemble, tout au long de leur séjour, afin d’éviter le stress.

Les éleveurs/naisseurs viennent régulièrement à la Ferme suivre de près la croissance de leurs animaux. La Ferme contribue ainsi au lien social entre les éleveurs de la région.

Pour l’alimentation, la Ferme s’appuie sur une solution d’autonomie et de proximité proposée par des fermes situées en Limousin, Auvergne et Centre, ce qui assure le maintien d’emplois et de revenus régionaux.

La ration alimentaire quotidienne est équilibrée, garantie sans OGM et comprend eau à volonté, blé, tourteaux de colza, maïs grains, pulpe de betterave, paille et minéraux.

Sur le plan sanitaire, le fumier est évacué régulièrement et les aires paillées en permanence de façon à garantir un espace de vie toujours propre. Les effluents sont traités par une unité de méthanisation désormais opérationnelle sur le site.

Durant tout leur séjour à la Ferme de Saint-Martial, les animaux sont régulièrement et scrupuleusement suivis par des vétérinaires. Mis en quarantaine à leur arrivée, ils sont vaccinés. Leur carnet sanitaire tient compte de tous les traitements éventuels ou problèmes de santé et assure une traçabilité parfaite. En cas de maladie ou de blessure, le jeune bovin est isolé dans une case « infirmerie » pour être soigné, afin de respecter les délais en cas de traitements antibiotiques qui ne sont administrés que lorsque c’est nécessaire.

Après leur passage à la ferme, les jeunes bovins, devenus des taurillons, poursuivent leur avancée dans la filière, selon des modes de production conventionnels et dans le respect des réglementations requises en France.

La récente certification de la Ferme de Saint-Martial qui répond désormais à la « Charte des bonnes pratiques d’élevage » nous conforte dans nos choix.

Cette initiative d’éleveurs solidaires nous a paru responsable et nous a donc semblé digne de faire partie de nos approvisionnements. D’autres décisions prises de notre part dans la pêche durable, les conditions d’élevage des poules pondeuses ou la rémunération des producteurs de lait sont les preuves de notre engagement pour le mieux manger et le mieux produire.

Sincèrement et durablement.

Frédéric Thuillier - Secrétaire général

Sources

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