Marineland : Ensemble, libérons les orques !

Campagne de boycott adressée à Marineland d'Antibes

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Le Marineland d'Antibes est un parc à thèmes français fondé en 1970 par Roland de La Poype à Antibes dans les Alpes-Maritimes, sur la Côte d'Azur. Étendu sur 26 hectares, il comprend un parc zoologique marin avec delphinarium, un parc aquatique (Aquasplash), un parc de jeux pour enfants (Kid's Island), un minigolf (Aventure Golf) et un hôtel trois étoiles (Marineland Resort).

Il est aujourd'hui devenu la propriété de la multinationale espagnole Parques Reunidos,  dont le principal actionnaire est le fonds d'investissement britannique  Arle Capital Partners. Son directeur actuel est Arnaud Palu. En 2014  son chiffre d'affaires était de 37,3 millions d'euros, avec un résultat net de 5,5 millions d'euros.

La captivité tue : les chiffres.  

Les delphinariums affirment que la détention des animaux marins permet de les prémunir des nombreux dangers que recèle l'océan. Un argument qui considère que la privation de liberté et le confinement contraint est  un service rendu. Qui voudrait vivre dans une cellule pour se soustraire aux potentiels risques du monde extérieur ? 

Mais surtout, l'argument ne tient pas devant l'analyse des chiffres. 

 NOAA ( National Oceanic and Athmospheric Administration) rattachée au département d'Etat Américain estime l'espérance de vie des orques femelles vivant en liberté entre 50 et 60 ans et les chercheurs en cétologie ont déterminé la durée de vie moyenne d’une orque mâle en liberté de 30 ans, et 50 ans pour les femelles. La doyenne sauvage connue, vivant en Colombie Britannique et prénommée Granny est aujourd'hui âgée de 103 ans. A titre de comparaison, au Marineland d'Antibes,  la durée  de vie moyenne des orques est de 18 ans (12 ans si on comptabilise les morts-nés). La "doyenne", Freya est morte d'une crise cardiaque à l'âge de 32 ans

Sur les 197 orques captives depuis 1964 jusque 2010, presque 2/3 d’entre-elles n’ont pas passé le cap de 10 ans de vie en captivité. Moins de 30 orques ont survécu plus de 20 ans en bassin.

Les orques d'Antibes :

En tout, 18 orques sont passées par les bassins d'Antibes. Il n'en reste aujourd'hui plus que 4. Deux ont été transférées  dans d'autres delphinariums (1 des deux est morte 5 ans après son tranfert à Taiji au Japon, à l'âge de 14 ans).

Les 12 autres sont décédées à Antibes (dont 4 mort nés) à un âge moyen de 18 ans (12 ans si on compte les 4 morts-nés), des durées de vie moyennes largement inférieures à celles des orques libres.  

Les huit orques décédées au Marineland d'Antibes sont, par ordre chronologique :  

  • Calypso : femelle capturée en mer (Canada) le 11 décembre 1969. Décédée en décembre 1970 à l'âge estimé de 11 ans.
  • Clovis : mâle capturé en mer le 8 août 1970 (États-Unis). Décédé en février 1973 à l'âge estimé de 4 ans. 
  • Kim / Oum : mâle capturé en mer (Islande) le 10 octobre 1976. Décédé le 24 juillet 1982 à l'âge estimé de 14 ans
  • Betty : femelle capturée en mer (Islande) en octobre 1978. Décédée le 8 septembre 1987 à l'âge estimé de 13 ans. 
  • Kim II : mâle capturé en mer (Islande) en octobre 1982. Décédé le 23 novembre 2005  à l'âge estimé de 27 ans
  • Sharkan : femelle capturée en mer (Islande)  en octobre 1989 à l'âge estimé de 4 ans. Décédée le 3 janvier 2009 à un âge estimé entre 23 et 27 ans 
  • Freya : femelle capturée en mer (Islande) avec Kim II en octobre 1982. Décédée d'une crise cardiaque le 20 juin 2015 à l'âge estimé de 32 ans.  
  • Valentin : mâle, né en captivité le 13 février 1996 et décédé le 12 octobre 2015,  à l'âge de 19 ans. Seul petit survivant de Freya et de Kim II, il est mort prématurément, une semaine après  les violentes  intempéries qui ont touché Antibes et qui ont souillé le bassin des orques25. Le Marineland affirme que sa mort n'est pas liée aux innondations mais refuse de rendre public le rapport d'autopsie. 
  •  4 mort-nés  le 3 mars 1991, le 1er mars 1993, en mars 2001 et le 1er avril 2003. Tous ont été conçus en captivité, leur mère était Freya. 

Des animaux intrinsèquement inadaptés à la captivité :

Les orques et les dauphins ont été conçus pour les grands espaces. Ils parcourent des dizaines voir des centaines de kilomètres par jour à l'état naturel, ce qui rend  toute captivité impossible sans les priver de leurs instincts essentiels (il ne s'agit pas ici de poissons de récifs qui passent l'essentiel de leur existence sur un même récif -  pour lesquels la captivité pose des problèmes encore différents). 

Les orques et autres dauphins sont des animaux très sociaux, avec un niveau de conscience extrêment élevé. Il est difficile pour les êtres humains d'appréhender la nature de leur monde sensoriel, émotionnel et relationnel. Et pour cause... Les cétacés sont les seuls mammifères à posséder un cerveau à quatre lobes (des souris aux humains, nous avons tous un cerveau à trois lobes). D'après les chercheurs, ce quatrième lobe, très riche en convolutions et en connexions est le siège des émotions et des relations sociales, il permetterait aux dauphins de communiquer entre eux d'une façon que nous ne pouvons guère qu'imaginer. 

Un sonar pour voir le monde avec une acuité sensorielle inégalée. 

C'est avec leur sonar que les cétacés perçoivent le monde qui les entoure, bien plus qu'avec leurs yeux. Ce scanner naturel ultra performant les dote de capacités sensorielles qui pourraient inspirer les scénaristes de films de super héros. Un dauphin qui vous "regarde" avec son sonar peut ainsi capter votre état de nervosité, votre état de santé, percevoir une tumeur, un rythme cardiaque, savoir qu'une femme est enceinte... avant qu'elle ne le sache elle même. 

Atout majeur en mer, en captivité le sonar devient une torture sensorielle et psychologique :

pamela
Je n'ai même pas réussi à y rester pendant les trois minutes requises et, lorsque j'en suis ressortie, j'avais envie de mordre quelqu'un. Je ne peux imaginer l'enfer que ça doit être de passer toute sa vie dans des conditions pareilles
Pamela Anderson au sujet du Tilikum Tank

Le sonar qui permet aux cétacés libres de percevoir l'environnement marin riche et changeant avec une acuité extraordinaire, est en décalage complet avec l'univers morne d'un bassin à la surface lisse qui ne fait que réverbérer leur propre image visuelle et auditive. Il devient alors source d'un stress supplémentaire qui exacerbe l'ennui et la depression. 

En construisant le Tilikum Tank, en hommage à Tilikum, l'orque que la  captivité a transformé en tueur psychotique, sujet principal du film documentaire Blackfish, Sea Shepherd a voulu que les  gens touchent du doigt la réalité de ce qu'est la captivité pour ces animaux.

Le sol et les murs sont tapissés de miroirs car tout ce qu'ils perçoivent sous l'eau de leur environnement carcéral, c’est le reflet de leur  propre image et l’écho constant de leurs propres voix, superposées à une  musique de spectacle diffusée à plein volume.

Le public est invité à y passer quelques minutes pour se rendre compte... Pamela Anderson qui a inauguré le Tilikum Tank à Cannes en Mai 2016 dira au sujet de l'expérience : "Je n'ai même pas réussi à y rester pendant les trois minutes requises  et, lorsque j'en suis ressortie, j'avais envie de mordre quelqu'un. Je  ne peux imaginer l'enfer que ça doit être de passer toute sa vie dans  des conditions pareilles"

Le problème éthique :

Enfermer à vie ceux que l'on aime, en disposer à volonté et contre leur gré : est ce cela le message que l'on veut transmettre à nos enfants ?
Lamya Essemlali -Présidente Sea Shepherd France

Finalement, imposer des conditions de vie contre nature à des êtres intelligents, sensibles et conscients dans l'unique but de proposer au public des spectacles payants ne devrait pas être présenté aux enfants comme une démarche morale et éthique acceptable. Les animaux deviennent des biens de consommation, objets de divertissement à l'instar d'une sortie au cinéma ou d'un jeu vidéo. Il n'est fait aucun cas du fait que ces animaux n'ont pas choisi d'être là et qu'une fois le spectacle terminé, le public rentre chez lui mais les animaux eux, restent où ils sont, voir sont déplacés dans des bassins encore plus petits. Le respect et l'empathie sont des notions essentielles à transmettre aux jeunes générations, ces spectacles sont aux antipodes de ces valeurs. 

L'argument fallacieux de la conservation des espèces :

Le Marineland d'Antibes ainsi que d'autres delphinariums prétendent que la captivité présente un intérêt de conservation des espèces menacées dans leur milieu naturel. Or, les espèces que l'on retrouve le plus en captivité ne sont pas celles dont les populations sauvages sont les plus en danger, loin de là. Les critères de sélection des espèces candidates à la captivité sont surtout liés à leur résistance au stress du confinement et à leur coopération dans le dressage visant à assurer les spectacles vendus au public. Ainsi, les dauphins Tursiops (Alias Flipper le dauphin) ne sont pas considérés en danger par la CITES (LC : préoccupation mineure). C'est pourtant le dauphin que l'on retrouve le plus en captivité car il est particulièrement sociable et résiste un peu plus longtemps au confinement.  

Par ailleurs, le Marineland n'a aucun programme ni vision, à moyen ou à long terme d'une quelconque remise en liberté des cétacés maintenus captifs à de prétendues fins de conservation. Tous les programmes de conservation authentiques, ont pour but final de renforcer des populations mises à mal dans leur milieu naturel. Dans le cas présent, la seule porte de sortie pour les orques et les dauphins captifs, c'est la mort (ou éventuellement le transfert vers un autre delphinarium). 

On peut aussi s'interroger sur le bien fondé qu'il peut y avoir pour l'espèce en matière de conservation, à maintenir certains de ses représentants dans des conditions où tous les instincts naturels qui ont permis à l'espèce de survivre jusqu'ici sont muselés (la chasse, la sociabilisation choisie, la migration, l'exploration...).

L'argument fallacieux de la pédagogie, à la limite de la publicité mensongère :

De nombreux enfants de 10 ans savent tout des dinosaures, ils n'en n'ont pourtant jamais vu. Ils ont tout appris dans les livres et dans les reportages
Capitaine Paul Watson - Fondateur de Sea Shepherd

Les delphinariums prétendent avoir des vertus éducatives mais les animaux sont dressés pour effectuer des numéros stéréotypés qui n'ont rien à voir avec leurs instincts et leurs besoins naturels. Si le public revenait d'une visite au Marineland en connaissant un tant soit peu les orques et les dauphins, l'abbération qui consiste à les maintenir captifs leur sauterait littéralement aux yeux. Or il n'en n'est rien. Si certains visiteurs ne sont pas dupes des apparences et repartent avec un arrière goût amer, beaucoup sont persuadés d'avoir vu des animaux heureux de passer leur existence dans cet espace confiné et de s'offrir en spectacle jour après jour... Ils ne le savent pas mais ils sont passés à côté de la rencontre avec ses animaux extraordinaires et en payant leur entrée pour voir le spectacle, ils ont ajouté un verrou supplémentaire à leur cachot . 

Un parc construit en zone innondable :

Les innondations d'octobre 2015 ont été catastrophiques pour les animaux du parc. La zone sur laquelle le Marineland a été construit a été classé en zone inondable en 2010. Dérèglement climatique aidant, les risques accrus pour les animaux sont de plus en plus préoccupants. Lors de la dernière innondation, les installations du Marineland ont été endommagées à 90%, les animaux de ferme, des raies, des tortues sont morts noyés et l'orque Valentin est décédée une semaine après le désastre alors que le bassin avait été souillé de manière dramatique (présence notamment d'hydrocarbures dans le bassin). Le Parc avait été complètement dépassé par la violence des innondations et s'était avéré dans l'incapacité de gérer une telle catastophe. C'est pour le moins inquiétant dans le sens où une épée de Damoclès climatique planne désormais sur les animaux. 

Les alternatives pour le Marineland et pour le public :

L'argument de l'emploi est souvent et logiquement mis en avant pour justifier le maintien en activité du Marineland. Mais si l'argument économique peut se comprendre, un monde où il permet de passer outre l'éthique et la morale ne laisse rien présager de bon. De nombreux exemples dans l'histoire de l'humanité sont là pour en attester. Le Marineland n'est pas obligé de disparaitre, en revanche, il doit évoluer et amorcer dès que possible sa reconversion vers un lieu attractif sans cirque animalier et sans dauphins captifs. Le Parc a tout à gagner à se montrer visionnaire et à anticiper dès aujourd'hui son évolution. Il peut très bien développer les autres secteurs qu'il a mis en place, lancer de vrais programmes pédagogiques et de découverte et pourquoi pas organiser des expéditions en méditerrannée pour permettre au public de rencontrer les dauphins libres dans des conditions d'approche respectueuses. Des rencontres mutuellement consenties... pour changer !

Il reste aujourd'hui 4 orques captives à Antibes. 

Toutes sont nées en captivité, il n'en demeure pas moins que les instincts naturels de ces animaux sont inscrits dans leurs gènes,  leurs aptitudes physiologiques et leur sonar restent effectifs et ont évolué pendant des millions d'années pour leur premettre de survivre et de s'épanouir en mer. Une phase d'apprentissage et d'adaptation sera évidemment indispensable mais l'argument selon lequel un animal maintenu captif dans des conditions contre nature, devrait le rester toute sa vie au prétexte qu'il n' a connu que ça, n' a pas plus de sens que d'affirmer  qu'un homme né esclave devrait le rester sous prétexte qu'il n' a jamais connu la liberté.  

Ce que nous demandons au Marineland d'Antibes :

Sea Shepherd étudie avec des scientifiques, des cétologues et des éthologues les possibilités d'offrir une alternative à la captivité pour les orques et les dauphins captifs - à commencer par ceux du Marineland. Des programmes de réhabilitation dans des baies fermées dans lesquelles les animaux pourraient progressivement renouer avec leurs instincts naturels et apprendre ou ré -apprendre à chasser et à évoluer dans leur milieu d'origine sont à l'étude. Plusieurs lieux pouvant être dédiés à cette étape cruciale sont pressentis et si un travail important et une grosse levée de fonds seront nécessaires pour faire de ce projet une réalité, la contribution effective et la bonne volonté du Marineland pourraient permettre de gagner de précieuses années. Le Parc leur doit bien ça et nous sommes prêts à l'aider dans ce sens. 

Tant que la Direction du groupe Parques Reunidos, propriétaire du Marineland, ne s'engagera clairement vers un programme de réhabilitation en milieu naturel des orques et dauphins qu'elle maintient captifs, nous invitons les citoyens conscients et convaincus par cette campagne à boycotter le Parc. 

English version

Marineland of Antibes is a French theme park founded in 1970 by Roland de la Poype in Antibes, in the Alpes-Maritimes region on the French Riviera. Covering 26 hectares, it includes a marine mammal park with a oceanarium, a water park (Aquasplash), an activity park for children (Kid’s Island), a mini-golf course (Adventure Golf) and a three-star hotel (Marineland Resort).

Today, it is the property of the Spanish multinational Parques Reunidos, whose main shareholder is the British investment fund Arle Capital Partners. Its current director is Arnaud Palu. In 2014, its turnover came to €37.3 million euros, with net income of €5.5 million.

Captivity kills: the figures.

Oceanariums claim that keeping marine mammals captive safeguards them against the many dangers of the ocean. According to this argument, depriving a being of freedom and keeping it in a confined space is doing it a favour. But who would want to live in a jail cell just to avoid the potential risks of the outside world?

And above all, this argument does not hold once we analyse the figures.

The National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), which reports to the US State Department, estimates the life expectancy of female orcas living in the wild at between 50 and 60 years, and cetacean researchers have determined that the average life expectancy of orcas in the wild is 30 years for males, and 50 for females. The oldest known wild orca, which lives off the coast of British Columbia and has been named Granny, is now 103 years old. In contrast, at Marineland of Antibes, the average life expectancy of an orca is 18 years (as low as 12 years if stillbirths are counted). The oldest orca they have had, Freya, died of a heart attack at the age of 32.

Of the 197 captive orcas they had between 1964 and 2010, nearly two-thirds did not survive beyond 10 years in captivity. Fewer than 30 orcas have survived more than 20 years of life in theme-park tanks.

The orcas of Antibes:

All told, 18 orcas have been kept at Marineland of Antibes. There are now only four left. Two have been transferred to other oceanariums (one of them died five years after its transfer to Taiji, Japan, at the age of 14).

The other 12 (including four stillborn orcas) died at Marineland of Antibes at an average age of 18 (12 if the stillbirths are included), which represent lifespans well below those of free orcas.

The eight orcas that died at Marineland of Antibes are, in chronological order:

  • Calypso: female captured at sea (Canada) on 11 December 1969. Died in December 1970 at the estimated age of 11.
  • Clovis: male captured at sea on 8 August 1970 (United States). Died in February 1973 at the estimated age of 4.
  • Kim/Oum: male captured at sea (Iceland) on 10 October 1976. Died on 24 July 1982 at the estimated age of 14.
  • Betty: female captured at sea (Iceland) in October 1978. Died on 8 September 1987 at the estimated age of 13.
  • Kim II: male captured at sea (Iceland) in October 1982. Died on 23 November 2005 at the estimated age of 27.
  • Sharkan: female captured at sea (Iceland) in October 1989 at the estimated age of 4. Died on 3 January 2009 at the estimated age of between 23 and 27.
  • Freya: female captured at sea (Iceland) with Kim II in October 1982. Died of a heart attack on 20 June 2015 at the estimated age of 32.
  • Valentin: male, born in captivity on 13 February 1996 and died on 12 October 2015, at the age of 19. The only surviving offspring of Freya and Kim II, he died prematurely, one week after severe storms hit Antibes and contaminated the orcas’ tank. Marineland claims that his death was not caused by the flooding, but refuses to release the autopsy report to the public.
  • 4 stillborn orcas: 3 March 1991, 1 March 1993, March 2001 and 1 April 2003. All were conceived in captivity, and their mother was Freya.

Animals that are inherently unsuited to life in captivity:

Orcas and dolphins are meant to live in large spaces. They travel dozens if not hundreds of kilometres per day in the wild, which makes it impossible to keep them captive in any way without depriving them of the chance to satisfy their natural instincts. It is not the same as for reef fish, which spend most of their existence on a single reef, and for which captivity poses problems of a different kind.

Orcas and dolphins are very social animals, with an extremely high level of self-awareness. It is difficult for humans to fully grasp the nature of their sensory, emotional and relational world—and with good reason. Cetaceans are the only mammals with four-lobed brains (from mice to humans, all other mammals have only three lobes). According to researchers, this fourth lobe, which has many convolutions and connections, is the seat of emotions and social relationships. It is thought to be what allows cetaceans to communicate with each other in ways we can barely imagine.

Sonar to see the world with unparalleled levels of sensory acuity.

Cetaceans rely much more on sonar to perceive the world around them than on their eyes. This very effective natural scanner gives them sensory abilities that could inspire screenwriters of superhero films. A dolphin or orca that “looks” at you with its sonar can sense your emotions, state of health and heart rate, detect a tumour and even identify that a woman is pregnant before she herself has realised it.

A major advantage in the sea, sonar becomes a source of sensory and psychological torture in captivity.

pamela
I couldn’t stay in it even for the recommended three minutes, and when I got out, I wanted to bite someone. I can’t imagine what hell it must be to spend your whole life under conditions like that
Pamela Anderson speaking about the Tilikum Tank

The sonar that allows free cetaceans to perceive the marine environment with extraordinary acuity is completely unsuited to the dreary environment of a smooth-surfaced tank that constantly reflects their visual and auditory image. It becomes a source of additional stress that augments the animals’ boredom and depression.

Sea Shepherd created the Tilikum Tank—the name pays homage to the orca that captivity turned into a psychotic killer and whose story is covered by the documentary Blackfish—to let people experience for themselves what captivity for these animals is like.

The floor and walls are covered with mirrors, since everything the cetaceans perceive in their tiny underwater prisons is their own reflection and the constant echo of their own voices, superimposed over show music blasting at top volume.

The public is invited to spend a few minutes in this “tank” to get a better idea. Pamela Anderson, who unveiled the Tilikum Tank in Cannes in May 2016, commented on her experience: “I couldn’t stay in it even for the recommended three minutes, and when I got out, I wanted to bite someone. I can’t imagine what hell it must be to spend your whole life under conditions like that.”

The ethical problem:

Locking those that we love up for life, using them as we wish, against their will: are these the values we want to pass on to our children?
Lamya Essemlali - President of Sea Shepherd France

Finally, imposing such unnatural living conditions on intelligent, sensitive and self-aware beings for the sole purpose of entertaining the public in return for money should not be presented to children as an acceptable moral and ethical approach. In today’s world, animals seem to have become consumer goods—objects of entertainment like the cinema or a video game. Nothing is said about the fact that these animals did not choose to be there and that once the show is over, the spectators can go home but the animals must stay where they are and are sometimes moved to even smaller tanks. Respect and empathy are essential values to pass on to the younger generations, but these performances are the polar opposite of those concepts.

The fallacious argument of species conservation:

Marineland of Antibes and other oceanariums claim that captivity helps ensure the conservation of species that are endangered in their natural habitats. But the species most often found in captivity are not the ones whose wild populations are in danger?far from it. The selection criteria for species targeted for captivity have much more to do with their ability to withstand stress under conditions of confinement, and their cooperativeness, so they can be trained to perform for paying audiences. The common bottlenose dolphin (the species used to play the role of Flipper) is not considered endangered by the Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora (CITES) and has a “low concern” status. However, this is the species most commonly kept in captivity as it is particularly sociable and lives the longest under conditions of confinement.

Marineland also has no plan or vision, either in the mid or long term, for any release into the wild of the cetaceans it keeps captive on the pretext of conservation purposes. Any authentic conservation programme aims to increase populations that are threatened in their natural habitat. As things stand now, the only way out for captive orcas and dolphins is death (or transfer to another oceanarium).

We can also question the logic, for conservation purposes, of keeping some members of a species in conditions that stifle all the natural instincts that have allowed the species to survive this far (hunting, selective socialisation, migration, exploration, etc.).

The fallacious argument of the educational role: false advertising

Many 10-year-old children know everything about dinosaurs even though they’ve never seen one. They learned what they know from books and documentaries
Captain Paul Watson - Founder of Sea Shepherd

Oceanariums claim to play an educational role, but the animals are trained to perform tricks that have nothing to do with their natural instincts and needs. If the public came away from their visit to Marineland with even a bit of knowledge of orcas and dolphins, the aberration of keeping them captive would be very obvious to them. But this is not what happens at all. Although some visitors are not fooled by appearances and leave Marineland with a bitter taste in their mouth, many truly believe that the animals they have just seen are happy to spend their lives in this confined space and to perform for the crowds day after day. They do not realise that they have just missed out on a real encounter with these extraordinary animals, and that by paying their entrance fee to see the performance, they have added another lock to their prison door.

A marine park built in an area prone to flooding:

The flooding of October 2015 was catastrophic for the animals of the park. The area where Marineland was built was categorised as a flood-prone area in 2010. Thanks to climate change, the heightened risk for the animals is more and more worrying. When this last flood occurred, 90% of Marineland’s facilities were damaged, farm animals, rays and turtles drowned and the orca Valentin died one week after the disaster due to the contamination of her tank (in particular, oil was detected in the water). The Park was completely overwhelmed by the severity of the flooding and showed that it was unable to manage a disaster of this scale. This is quite worrying, since a climate-change sword of Damocles now hangs over the remaining animals.

Alternatives for Marineland and the public:

The employment argument is often put forward, logically enough, to justify keeping Marineland going. The financial argument is understandable, but a world in which this aspect overrides ethical and moral concerns does not auger anything positive. Many examples from human history support this. Marineland is not obliged to close up shop. In fact, it should look toward a new and more ethical future and begin a transformation into an attractive place without an animal circus or captive marine mammals. The park has everything to gain from adopting a visionary attitude and planning its evolution without delay. It can very easily expand the other sectors it has set up, develop truly educational programmes, and even organise expeditions into the Mediterranean to allow the public to encounter free orcas and dolphins under more respectful conditions—encounters based on mutual consent, for a change!

Today, Marineland of Antibes still has 4 captive orcas.

Although they were all born in captivity, they still have the natural instincts that are encoded in their genes. Their physiological aptitudes and sonar, which have evolved over millions of years to allow them to survive and thrive in the sea, continue to function. A learning and re-adaption phase will obviously be essential, but the argument that an animal that has been held captive under unnatural conditions must stay there the rest of its life because it has known nothing else makes no more sense than to say that a person who was born a slave must remain a slave since he or she has never known freedom.

What we’re asking of Marineland of Antibes:

Sea Shepherd is working with scientists, cetacean specialists and ethologists to identify alternatives to captivity for orcas and dolphins—beginning with the ones at Marineland. We are looking into the possibilities for rehabilitation programmes in enclosed bays, where the animals can gradually reconnect with their natural instincts and learn or relearn to hunt and to interact with their natural habitat. Several places that are suited to this crucial phase have been identified, and although significant efforts and a lot of fundraising will be necessary to make this project a reality, the effective contribution and goodwill of Marineland could help save precious years. The park owes it to them, and we’re ready and willing to help it take the first steps.

As long as the management of the Parques Reunidos group, which owns Marineland, fails to make a clear commitment to initiating a programme aimed at rehabilitating the orcas and dolphins it is holding captive, with a view to releasing them into their natural habitat, we urge all conscientious citizens who have been moved by our campaign to boycott this Park.

Réponse de l'entreprise

Le seuil de boycottants nécessaire pour informer l’entreprise a été atteint !

Afin d'engager un dialogue constructif, l'entreprise concernée a été informée qu'une campagne de boycott est en cours. Toutes les réponses de l'entreprise seront affichées à cet endroit. Les boycottants inscrits à cette campagne recevront la réponse de l’entreprise par mail. Ils pourront voter directement sur la page de la campagne.

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