Petit Navire: le DCP est un danger

Campagne citoyenne de boycott adressée à Petit Navire - lancée par Levent A.

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  • Environnement
  • Animaux
18 475boycottants

MENTORS

Rescue bretagne
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L-PEA
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Le Jeune engagé
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Miti'Lab
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    Victoire


  • Recueil de participantsLancée le 2016-05-30
  • 1er droit de réponseCommuniqué le 2016-06-02
  • Vote des boycottantsLe non l'emporte (71%)
  • 2ème droit de réponseCommuniqué le 2017-07-12
  • Vote des boycottantsLe oui l'emporte (56%)
  • Campagne réussieSuite à la réponse de l'entreprise les citoyen.nes ont levé le boycott avec 56% de oui
L'entreprise a réagi à cette campagne de boycott.





Descriptif

Le dispositif de concentration de poisson (D.C.P.), est un système flottant, naturel ou construit par l'Homme, qui concentre en un point une faune pélagique (phytoplancton, algues, …) superficielle. Ce dispositif permet de créer rapidement un écosystème constitué de centaines de milliers d’animaux aquatiques (thons, requins, dauphins, tortues, …).

La pêche au DCP permet de piéger tout cet écosystème par des filets de pêches, or cette technique, certes très productive, comporte des dérives extrêmement néfastes pour nos océans et notre avenir.

En effet, ce procédé est suspecté d’être responsable du déclin d’au moins 300 espèces marines. Les rapports donnés par le gouvernement états-uniens (Institut NOAA) citent des chiffres, effrayant, liés aux DCP et à la pêche aux thons :

  • 300 000 dauphins piégés chaque année
  • Plus de 100 000 tonnes d’animaux marins piégés et rejetés morts chaque année
  • Impact considérable sur la survie des tortues et des requins
  • Probabilité de migration des requins et des baleines vers les côtes

Ces données ont été aussi reprises par l’Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Organisme gouvernemental) lors de ses colloques sur le DCP et son impact sur l’environnement.

Pour comprendre le DCP en images, avec une petite dose d’humour, voici une petite Vidéo explicative : https://www.youtube.com/watch?v=5mQE9XIVAtA

Au vue des critiques actuelles sur le DCP, notamment par des instituts gouvernementaux (NOAA, IFEM,…), il est certain que cette technique de pêche porte une atteinte grave, à court-terme, à l’environnement et à la survie de l’Homme (migration des requins sur les côtes, mer de moins en moins exploitable pour nous nourrir…).

« Petit Navire » est, malgré ses communiqués et ses efforts à l’étranger, l’un des plus gros utilisateurs de cette technique.

Nous lançons cette campagne participative de boycott responsable afin de vous sensibiliser et de vous impliquer dans votre rôle de « consom’acteur ».

« Petit Navire » fut créé en 1932, l’entreprise réalise un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros pour un bénéfice de 18 millions d’euros (6%). L’on retrouve les produits de « Petit Navire » dans plus d’un foyer sur deux en France.

La maison mère de « Petit Navire », « Thai Union Group », anciennement « MW brands », s’est formellement engagée à réduire son utilisation du DCP auprès de deux de ses succursales : « Mareblu » pour l’Italie et « John West » pour le Royaume-Uni. Malgré les polémiques, « Mareblu » et « John West » devraient fortement réduire leur approvisionnement via le DCP d’ici la fin de l’année.

Nous encourageons donc « Petit-Navire » à prendre ses responsabilités sur ses techniques de pêches intensives et non sélectives (65% de son approvisionnement en DCP) et à s’inspirer des engagements de ses deux consœurs chez « Thai Union Group ».

En tant que client investi et engagé dans mes achats je prends soin de m’informer sur ce que je consomme et sur l’impact de ma consommation sur le monde, ma santé et l’avenir des générations futures.

Liées à cette campagne participative de boycott responsable, vous trouverez les sources sur lesquelles nous nous sommes appuyés pour élaborer notre campagne.

Réponse de l'entreprise

L'entreprise concernée a réagi à votre appel au boycott, ses réponses sont reproduites ci-dessous.

2016-06-07

Message de l'entreprise

Petit Navire prend à cœur le message adressé sur i-boycott et défend l’idée d’un dialogue ouvert. Notre entreprise est proche de ses consommateurs et s’est construite autour de la passion qu’ont toujours eue ses salariés (350 en France) pour ses produits, la mer et les poissons. 85 années d’existence et de présence auprès du grand large nous ont forgé la conviction de la fonction vitale de la mer et de l’impérative nécessité de la préserver.

Par essence, la pêche a un impact environnemental. Nous cherchons en permanence à nous améliorer pour le limiter autant que possible. À ce titre, nous avons depuis longtemps réduit à trois le nombre de techniques de pêche que nous utilisons : pêche en banc libre, pêche avec DCP, pêche à la canne. La pêche à la palangre par exemple, parce qu’elle provoque de trop fortes prises d’espèces non ciblées, est proscrite chez nous depuis des années. Chacune des techniques que nous utilisons a ses avantages et ses inconvénients, mais elles sont, au final, celles considérées par nombre de spécialistes comme les plus recevables du point de vue de la durabilité des espèces, des prises d’espèces en danger, de l’impact sur l’empreinte carbone, des conditions de travail, ou encore des effets sur les écosystèmes marins.

La pêche avec DCP, aujourd’hui pointée du doigt par Greenpeace, était, il y a 30 ans, soutenue par cette même association car elle épargne les dauphins. Cette technique est une des plus sélectives et tous les scientifiques qui l’ont étudiée ont rapporté des prises d’espèces non ciblées autour de 5%, dont une immense partie est constituée de poisson abondant revendu sur les ports pour la consommation humaine. Les prises d’espèces en danger (essentiellement le requin soyeux) sont quant à elles de l’ordre de 0,3 à 0,5% des pêches de thon. Ce chiffre est donc faible même si nous considérons, compte tenu des volumes importants de thon pêché, qu’il est encore trop élevé.

Les prises de dauphins, de tortues, de baleines ou de raies peuvent se produire mais sont extrêmement rares : on estime qu’environ 200 tortues par océan et par an sont prises dans les filets de l’industrie thonière mondiale.

À titre de comparaison, la pêche à la canne, que nous utilisons également, a des impacts similaires puisqu’elle réclame d’utiliser des appâts et qu’il faut 5kgs de petits poissons pour capturer 100kgs de thon. On retrouve donc là aussi 5% d’espèces non ciblées. Nous ne souhaitons ainsi pas promouvoir cette méthode car le poisson utilisé comme appât est pêché le long des côtes et viendrait, si cette pratique se développait trop fortement, à manquer aux pêcheries artisanales et aux populations locales.

La pêche en banc libre que nous utilisons en grande partie pour le thon albacore est celle qui permet de limiter le plus les prises d’espèces menacées. Elle n’est cependant pas non plus parfaite car son caractère très aléatoire lui confère une empreinte carbone plus forte que les deux autres techniques déjà évoquées.

Engagements et actions

Nous chercherons toujours à améliorer les méthodes que nous utilisons pour une pêche aussi durable que possible et ce pour deux raisons :

• L’une est économique : pas de thons, pas de thons en boîte : si l’espèce s’éteint, c’est notre activité qui meurt.

• L’autre est morale : nous sommes une société entièrement tournée vers les océans. La passion de la mer et des espèces marines est ancrée en nous, au plus profond.

Nous ne pensons pas que la pêche avec DCP soit parfaite. La pêche avec DCP, si elle est utilisée de manière raisonnable et responsable, est une technique qui peut être vertueuse. Nous sommes de ceux qui luttent non pas pour sa disparition mais pour son amélioration et pour l’arrêt de ses dérives.

Parmi les mesures que nous prônons et que nous nous sommes volontairement appliquées :

- Nous avons réduit le nombre de DCP à 250 sur notre flotte, et recommandons à nos fournisseurs d’en faire de même.

- Depuis 2015, notre flotte ne déploie plus que des DCP non maillants permettant de réduire de 90% la mortalité des requins sous les DCP.

- Nous nous engageons à réduire rapidement de 20% l’utilisation de thon albacore de l’océan indien. Nous avons récemment co-signé la lettre du WWF appelant la Commission des Thons de l’Océan Indien (CTOI) à prendre toutes les mesures permettant de réduire les prises de thon albacore dans cet océan.

- Nous avons mis en place la présence systématique d’observateurs indépendants à bord des bateaux, ou des systèmes de vidéo surveillance enregistrant chacune des opérations de pêche pour s’assurer de leur conformité et pour quantifier précisément les prises d’espèces en danger.

Nous avons également décidé de nous engager auprès de la filière MSC (Marine Stewardship Council) et de sa certification : approche indépendante, scientifique et globale la plus reconnue dans l’univers des produits de la mer.

Les piliers de l’approche MSC sont au nombre de trois et permettent de présenter une approche cohérente et transversale :

1. L’état des stocks,

2. L’impact écologique au sens large des activités de pêche,

3. Une organisation responsable et structurée de ces activités.

Nous avons ainsi l’ambition commune, avec l’ensemble des succursales de Thai Union Groupe (dont John West et Mareblu), que tous nos produits soient issus d’ici 2020 de pêcheries soit certifiées MSC, soit engagées dans un programme d’amélioration (un « FIP ») visant cette certification.

Pardonnez-moi cette réponse un peu longue. Elle est sans doute incomplète car il y a tant à dire, et tant à faire pour la protection des océans. La pêche illégale par exemple, qui correspond aujourd’hui environ à un poisson pêché sur cinq dans les océans et représente une activité économique parallèle de plus de 20 milliards de dollars chaque année, est un fléau sans comparaison avec les sujets de la campagne de Greenpeace. Résoudre ce problème aurait un tout autre impact sur la question de la durabilité des océans.

Amaury DUTREIL – Directeur Général PETIT NAVIRE

Sources

    Pas de sources

    Résultats

    358 OuiLa réponse me convainc, j'arrête de boycotter.
    920 NonLa réponse ne me convainc pas, je continue de boycotter.

    Le NON l'emporte !

    Durant la phase de votes, 2294 boycottants ont rejoint le mouvement.

    2017-08-08

    Message de l'entreprise

    Bonjour à toutes et à tous,

    Pour la deuxième fois, nous avons l’opportunité de vous présenter les évolutions de nos pratiques de pêche. Depuis notre dernière prise de parole, il y a maintenant un peu plus d’un an, nous avons pris plusieurs initiatives en faveur d’une pêche durable et ceci dans le but d’opérer un changement positif sur la filière. Nous sommes fiers de partager ces nouveaux éléments avec vous.

    Nous le savons, en tant que leader, Petit Navire et notre maison mère Thai Union, avons une responsabilité vis a vis des pratiques de notre secteur d’activité.

    C’est pourquoi nous échangeons régulièrement avec d’autres organisations partageant notre attachement aux milieux marins, telles que WWF ou Greenpeace.

    Ces discussions ont récemment abouti à un accord à l’échelle mondiale entre notre maison mère Thai Union et Greenpeace détaillant des mesures concrètes pour des produits de la mer plus durables et respectueux de l’environnement.

    Engagements et actions

    L’un des engagements du groupe est de réduire de 50 % en moyenne d’ici 2020 le nombre de Dispositifs de Concentration de Poissons (DCP) utilisés dans l’ensemble des chaînes d’approvisionnement du groupe, tout en doublant la quantité vérifiable de poissons issus d’une pêche sans DCP disponible sur les marchés à l’échelle mondiale.

    De plus, d’ici 2020 et dans l’ensemble de notre chaîne d’approvisionnement, les DCP utilisés devront être non maillants et biodégradables, afin de réduire au maximum la capture d’espèces non ciblées et de limiter la pollution des océans.

    Par ailleurs, cet accord prévoit également un large ensemble de réformes sur les thématiques suivantes:

    • La lutte contre la pêche illégale,

    • La traçabilité absolue jusqu’au navire de pêche,

    • L’amélioration des conditions de travail tout au long de notre chaîne d’approvisionnement,

    • L’établissement d’un code de bonne conduite pour tous les navires de notre chaîne d’approvisionnement.

    Cette ambition a été saluée par Greenpeace:

    « Il s’agit d’un immense progrès pour nos océans et la vie marine, ainsi que pour les droits des travailleurs de l’industrie des produits de la mer » a déclaré Bunny McDiarmid, directrice de Greenpeace international. « Thai Union instaure de nouveaux standards pour que l’industrie des produits de la mer puisse s’attaquer aux méthodes de pêche destructrices, aux violations du droit du travail et aux pratiques contraires à l’éthique. »

    Nous avons convenu de poursuivre nos échanges avec Greenpeace afin d’attester régulièrement de l’avancement et de l’application de ces mesures.

    Tous ces engagements restent dans le programme global de développement durable de Thai Union, Sea Change®, un programme qui par ailleurs a pour ambition le développement de notre approvisionnement en thon certifié MSC (Marine Stewardship Council), label reconnaissant une pêche durable. Thai Union s’est engagé à s’approvisionner, pour ses marques, à 100% en thon soit certifié MSC, soit provenant d’une pêcherie engagée dans un projet d’amélioration (FIP), avec un objectif de 75% dès fin 2020.

    A cette responsabilité s’ajoute notre passion pour l’océan, ses ressources et ses produits.

    La préservation de l’écosystème marin est au cœur de nos préoccupations, au même niveau que celle de proposer des produits de grande qualité à nos consommateurs.

    Enfin, nous tenons à le rappeler, le site www.questionsdeconfiance.fr a été mis en place précisément dans le but d’informer et de répondre en toute transparence à nos consommateurs. Il contient de nombreuses informations sur nos pratiques et nos engagements en matière de durabilité qui répondront, je l’espère, à certaines de vos interrogations.

    Pour en savoir plus sur l’ensemble des réformes adoptées par le groupe : http://www.thaiunion.com/files/download/sustainability/policy/Thai-Union-Greenpeace-Summary-of-Agreement.pdf

    Durablement,

    Amaury DUTREIL – Directeur Général PETIT NAVIRE

    Sources

    Résultats

    91 OuiLa réponse me convainc, j'arrête de boycotter.
    69 NonLa réponse ne me convainc pas, je continue de boycotter.

    Le OUI l'emporte !

    Durant la phase de votes, 131 boycottants ont rejoint le mouvement.

    Vous avez remarqué un problème dans cette campagne ou dans une alternative ? Envoyez-nous une alerte en cliquant sur le bouton :

      Victoire


    • Recueil de participantsLancée le 2016-05-30
    • 1er droit de réponseCommuniqué le 2016-06-02
    • Vote des boycottantsLe non l'emporte (71%)
    • 2ème droit de réponseCommuniqué le 2017-07-12
    • Vote des boycottantsLe oui l'emporte (56%)
    • Campagne réussieSuite à la réponse de l'entreprise les citoyen.nes ont levé le boycott avec 56% de oui
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