Philips : délocalisez mais respectez vos salariés

Campagne citoyenne de boycott adressée à PHILIPS - lancée par l'association Cyril P.

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  • Justice
  • Travail
3 797boycottants

MENTORS

Le Jeune engagé
Le Jeune engagé
Miti'Lab
Miti'Lab

    Victoire


  • Recueil de participantsLancée le 2016-09-18
  • 1er droit de réponseCommuniqué le 2016-12-26
  • Vote des boycottantsLe oui l'emporte (70%)
  • Campagne réussieSuite à la réponse de l'entreprise les citoyen.nes ont levé le boycott avec 70% de oui
L'entreprise a réagi à cette campagne de boycott.



Descriptif

 Philips décide de délocaliser ses deux derniers sites de production en France en mettant un terme aux emplois de 231 salariés. 

 La compagnie Philips Lighting, leader mondial sur le marché de l’éclairage, existe depuis 125 ans. Elle commercialise des luminaires pour le grand public et les professionnels. Son bénéfice avant impôts en 2015 était de 594 millions d’Euros, à cette époque elle comptait encore 3 usines en France. Cette compagnie affirme vouloir améliorer la vie de 3 milliards de personnes par an d'ici à 2025...

 Philips has decided to relocate its last two production sites in France, ending the jobs of 231 employees.
 The company Philips Lighting, the world leader in the lighting market, has existed for 125 years. It markets luminaires for the general public and professionals. Its profits before taxes in 2015 was 594 million Euros. At that time it still had 3 factories in France. The company says it wants to improve the lives of 3 billion people a year by 2025 ... 


Leur cause

Après la fermeture de l'usine de Custines en 2016, Philips poursuit son programme de désindustrialisation en France. Ainsi, au retour des vacances d'été, les salariés de Lamotte-Beuvron et Miribel, apprennent avec stupeur la décision de leur employeur de fermer ses deux derniers sites de production français. Par cet acte contradictoire au discours philanthrope prôné par la compagnie, Philips prive 231 personnes de leurs emplois.


L'issue était néanmoins prévisible. Année après année, Philips a sciemment attribué les volumes de production les plus importants aux usines polonaises et espagnoles du groupe, sous le regard impuissants des salariés français. Malgré ces dés pipés, les usines se sont mobilisées avec des programmes d'amélioration continue et de réduction de coûts. A l'heure du clap de fin, cet investissement pour la marque Philips est oublié. En effet, le coup le plus dur à encaisser fut l’annonce des conditions de départ proposées par ce riche employeur. 

Dans un passé récent, de 2013 à 2016, ce préjudice moral était indemnisé décemment par Philips. Cette indemnité est divisée par 4 aujourd'hui. Le principal argument économique avancé par le groupe pour justifier sa décision est d'une facilité déconcertante : le coût du travail est plus élevé en France qu'en Europe de l'est ou en Espagne. Certes. Mais pour un groupe qui fait de l'innovation sa marque de fabrique, les salariés s'attendaient à une conclusion plus ambitieuse que d'être rayés de la carte industrielle du jour au lendemain. Cette situation devient malheureusement banale : une entreprise profitable choisit la délocalisation pour gagner toujours plus d'argent. Cette logique de maximisation des profits au détriment des salariés français est insupportable. Une marque qui se vante d'être proche de ses consommateurs français ne doit pas fuir ses salariés français.

THEIR CAUSE
After the closure of the plant of Custines in 2016, Philips continues its de-industrialization program in France. When returning from summer vacation, the employees of Lamotte-Beuvron and Miribel, learnt with astonishment the decision of their employer to close its last two French production sites. By this act contradictory to the philanthropist discourse advocated by the company, Philips deprives 231 people of their jobs.
The outcome was predictable, however. Year after year, Philips has knowingly allocated the largest production volumes to the Polish and Spanish plants of the group, under the helpless gaze of French employees. Despite these loaded dices, factories were mobilized with continuous improvement and cost reductions programs. At the time of the end clap, this investment for the Philips brand is forgotten. Indeed, the hardest blow was the announcement of the termination conditions offered by this rich employer.
In the recent past, from 2013 to 2016, this damage was decently compensated by Philips. This compensation is divided by 4 today. The main economic argument given by the group to justify its decision is incredibly easy: the cost of labor is higher in France than in Eastern Europe or Spain. Certainly. But for a group that makes innovation its trademark, employees expected a more ambitious conclusion than to be removed from the industrial map overnight. This situation is unfortunately commonplace: a profitable company chooses outsourcing to make more money. This logic of profit maximization at the expense of French workers is unbearable. A brand that boasts of being close to its French customers should not neglect its French employees. 


Leurs revendications

Les employés sont conscients qu'il est illusoire de faire entendre raison à Philips et de maintenir ces 2 sites en vie. Leur combat vise à partir dignement, tant en termes financiers, en gardant le niveau d'indemnités de leurs collègues partis jusqu'en 2016, qu'en termes de mesures de reclassement, pour que tous puissent se reconstruire.
C'est donc pour vous sensibiliser à leur cause que je vous sollicite.  Nous, consom'acteurs, soyons solidaires avec ces salariés. Rappelons à Philips que dans ces conditions, nous boycottons leurs produits.

THEIR CLAIM

Employees are aware that it is illusory to reason Philips and maintain these 2 sites alive. Their fight's purpose is to leave Philips with dignity, both in financial terms, keeping the level of compensation of their colleagues that left until 2016, and in terms of reclassification measures, for all to rebuild.
I solicit you to bring yout attention to their cause. We, consum'actors, stand united with those employees. Let's remind Philips that in these conditions, we boycott their products.   

Réponse de l'entreprise

L'entreprise concernée a réagi à votre appel au boycott, ses réponses sont reproduites ci-dessous.

2018-01-22

Message de l'entreprise

Grâce à votre mobilisation, Philips a répondu aux revendications !

Afin de statuer sur cette campagne victorieuse lancée par les ex-salariés de Philips, nous avons besoin de votre contribution.

Voici la situation communiqué par un ex-salarié de Philips :

Voici bientôt deux ans que l’on nous a annoncé la suppression de nos emplois sur les sites de Miribel et de Lamotte-Beuvron. Ce retour de vacances d’été 2016, nous ne sommes pas prêts de l’oublier… Pas prêt d’oublier non plus qu’au début de cette bataille, nos moyens de lutte étaient très limités, pas prêt d’oublier que c’est le désespoir et l’abattement qui nous ont habités en premier. En effet, que faire face à une multinationale et des lois qui les protègent de plus en plus ? Et puis l’espoir est revenu, et ce grâce à I-boycott qui nous a assez rapidement proposé de l’aide. La campagne de boycott a marqué le début d’un combat et s’est avérée être l’une des plus puissantes armes parmi toutes celles que nous avons mise en place par la suite.

Engagements et actions

Initialement, notre direction ne nous proposait que le strict minimum légal, bien loin de ce que nous estimions mériter, bien loin de ce qu’elle avait les moyens de nous apporter, bien loin de tout ce qu’elle allait gagner en délocalisant nos emplois et bien loin du préjudice moral subi. Après de longues semaines de combats acharnés durant lesquelles l’équipe d’I-boycott a toujours été à nos côtés, nous avons réussi à obtenir des conditions de départ et d’accompagnement qui, pour la plupart, nous permettent d’envisager l’avenir avec un peu plus d’optimisme.

La revendication portée par la campagne a été entendue. C'est à présent à vous de jouer afin de clôturer la campagne de boycott à l'encontre de Philips.

Sources

Résultats

339 OuiLa réponse me convainc, j'arrête de boycotter.
144 NonLa réponse ne me convainc pas, je continue de boycotter.

Le OUI l'emporte !

Durant la phase de votes, 39 boycottants ont rejoint le mouvement.

Vous avez remarqué un problème dans cette campagne ou dans une alternative ? Envoyez-nous une alerte en cliquant sur le bouton :

    Victoire


  • Recueil de participantsLancée le 2016-09-18
  • 1er droit de réponseCommuniqué le 2016-12-26
  • Vote des boycottantsLe oui l'emporte (70%)
  • Campagne réussieSuite à la réponse de l'entreprise les citoyen.nes ont levé le boycott avec 70% de oui
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